Les artistes de l'édition 2022 

Le Parcours de l'Art est heureux de vous annoncer les noms des 13 artistes

sélectionné.es pour l'édition 2022.

Sophie abraham

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Née en 1991, Sophie Abraham est diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Marseille. Elle travaille avec le collectif Reso-nance numérique et a été amenée à exposer notamment au Salon d’Art contemporain Hybrid’art, tout en développant des projets à caractère pédagogique avec l’Institut français ou encore les Ateliers Médicis. 

 Elle utilise essentiellement la vidéo, la photographie et le dessin pour créer des allers-retours entre l'intime et le paysage où s’épanouit son intérêt pour des problématiques sociales et environnementales d’actualité.

La série “Cabanes du futur”, initiée lors d’une Résidence des Ateliers Médicis avec Anthony Pillette, questionne les enjeux de l’habitat. Elle y propose une série de tirages cyanotypes, installations et vidéos. Habitat léger, flexible et polymorphe, la cabane est le réceptacle de l’imaginaire où se jouent des réflexions architecturales concrètes, relatives à la pensée des modes de vie du futur entre utopie et dystopie.

Ce jour de 1998, alors qu’il réalise un reportage sur les habitants de Londonderry dans une Irlande du Nord en train de sortir du conflit, Cédric Arnold choisit définitivement sa voie : la photographie. Une fois son diplôme universitaire en poche, il quitte Paris pour s’installer à Londres où il travaillera comme photographe pour l’agence Sygma, avec notamment des publications dans l’hebdomadaire Newsweek. En 2000, Cédric Arnold découvre la Thaïlande et le Cambodge en rendant visite à un ami. Il s’y installe en 2001, et c’est en 2004 que sa carrière prend un nouveau tournant lorsqu’il est appelé par la presse occidentale pour couvrir les conséquences du tsunami. Là il s’intéressera plutôt aux populations locales, notamment les pêcheurs du village le plus touché par la vague, dont il fera un long sujet photographique. Sa série sur le tatouage ancestral thaïlandais Yantra and the Sancred Ink est sélectionnée par le Musée du Quai Branly et plusieurs visuels sont intégrés à une des toutes premières expositions françaises sur le tatouage. L’exposition Tatoueurs, tatoués sillonne toujours le monde sept ans après. 


Cédric Arnold est né en 1976 au Royaume-Uni ; il vit et travaille à Bangkok (Thaïlande). 

Cédric Arnold 

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Guénaëlle
de Carbonnières

Inès Assoual

Ines Assoual, née à Avignon, vit et travaille à Strasbourg. Son travail interroge les différentes représentations et pratiques de la construction. Au travers d’installations éphémères, de performance elle construit des moments de tension, des combats perpétuels entre le corps et l’objet où la seule issue reste la chute. Puisant dans les gestes et l’esthétique du chantier dans lequel elle a évolué et son attachement aux édifices antiques, elle cherche à mettre son corps et ses structures à l’épreuve, les poussant jusqu’à leur point de rupture. Un corps à corps avec l’inerte, une danse inspirée de la sévérité et du lâcher prise dans notre recherche de construction collective et personnelle. Un protocole poétique invoqué pour contrôler avec force l’instabilité de ce qui nous entoure, prêt à s’écrouler à tout moment. 

Née en 1986 à Paris, Guénaëlle de Carbonnières travaille entre Mâcon et Lyon. Son travail est représenté par les galeries Binome (Paris) et Françoise Besson (Lyon). Initialement formée en philosophie, elle est agrégée en arts plastiques et diplômée en Arts et Médias numériques à Paris 1 - Panthéon-Sorbonne.

Elle a d’abord entamé une carrière d’enseignante avant de développer une pratique artistique mêlant la photographie, la gravure, le dessin, la sculpture et des installations. Son travail a fait l’objet de premières expositions à la Galerie Michèle Chomette à Paris, à la MAPRAA et à la Fondation Renaud à Lyon.

Sa démarche interroge plus particulièrement la mémoire collective à travers la notion de patrimoine et l’archéologie : les vestiges constituent des vecteurs pour interroger notre rapport au passé et les conditions d’apparition des images.

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Claire chefdeville

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Arrivant à Martigues en 2006, elle a mis de côté son travail d’ingénieur, pour s'ouvrir à la création artistique, d’abord par le médium de la mosaïque contemporaine. L’obtention d’un Master Arts lui a permis d’évoluer dans une démarche de recherche plastique et théorique qu’elle prolonge aujourd’hui en donnant des conférences sur l’empreinte et le processus de création de l’artiste. Sa pratique plastique s’appuie sur des procédures d’empreintes, faisant émerger une présence paradoxale, celle de l’absence. Interrogeant ainsi des mémoires, des transmissions et des blessures, ses travaux deviennent des formes de reconstruction mémorielle et réparatrice. Elle s'intéresse tout particulièrement aux transmissions entre les femmes de différentes générations et cultures et effectue un passage entre des travaux porteurs de mémoires et blessures intimes vers des mémoires plus collectives dans des lieux chargés d’histoire. 

Née à Séoul, Dayoung Jeong étudie tout d’abord la peinture occidentale et la littérature française à Séoul. Puis, elle poursuit ses études en arts plastiques à Paris.

Elle a participé à plusieurs expositions collectives à Paris, Séoul, Berlin, etc. Elle a été invitée au Centre Culturel Coréen à Paris en 2015 pour sa première exposition personnelle dans le cadre de la série « Regard sur les artistes coréens prometteurs ». Elle a également réalisé des scénographies de théâtre et des projets de peinture murale à Séoul.

Son attention générale est concentrée sur la frontière entre le monde virtuel (un monde numérique) et le monde réel ; en déplaçant des histoires, des gestes, des images visuelles du monde virtuel vers le monde réel (et inversement), elle transforme ses expériences psychologiques et physiques en création artistique.

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Savanna elahcene

Le travail de Savana Elahcene a pour essence le corps et tend à questionner les relations de dépendance des objets dans un espace. Ses sculptures existent de manière autonome au sein d’un groupe et se déploient du sol au plafond, plaçant le spectateur dans des environnements contraires, à la fois chaleureux et inquiétants. Savana Elahcene privilégie les matériaux simples et familiers  évoquant des sensations corporelles parfois contrastées, tels que le bois, le plâtre, le béton ou la laine.

 

Savana Elahcene est diplômée des Beaux-Arts de Paris. Elle a présenté son travail à l’occasion de plusieurs expositions collectives, notamment à Créteil et à Paris depuis 2015, ainsi que deux expositions collectives aux Beaux-Arts de Paris en 2016 et en 2018. Entre 2016 et 2017 elle participe à une résidence itinérante en Grèce dans la région du Péloponnèse.

Juliette George est diplômée depuis 2021 de l'École Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles. Sa pratique repose principalement sur une économie narrative faite de micro-récits drôles, personnels et réflexifs qui s’attachent à des anecdotes de l’histoire. À partir de ces petites histoires, elle essaye de repenser ou de questionner la Grande (celle de la mesure, de la banque, de la spéculation, du pouvoir par exemple). Si le langage au XIXème siècle était un étalon-or, la modernité a fait vaciller les certitudes, l’idée de vrai et l’art, comme la littérature, est devenue une fausse monnaie. Ainsi, chaque projet pose de façon réflexive et humoristique une question centrale de la valeur de l’art.

Les formes que l'artiste déploient sont relativement minimales, inscrites dans une certaine économie de moyens héritée de l'art conceptuel. Juliette George expose en ce moment son travail au 72ème festival de Jeune Création à la Fondation Fiminco ainsi qu'à la galerie Mécènes du Sud à Montpellier pour l'exposition Career girls. Elle participe également au programme Passerelles de Contemporaines et Imagesin porté par l'ENSP d'Arles.

juliette george

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micol grazioli

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Micol Grazioli, née à Trento en 1989, habite à Marseille et travaille entre la France et l’Italie.

Diplômée en sculpture à l’Académie des Beaux Arts de Bologne en 2012 et à l’École Supérieure d’Art et Design de Marseille - Méditerranée en 2015. Son travail est souvent contextuel et relationnel, et se manifeste à travers la sculpture et l’installation in situ. À partir de 2013 elle commence à participer à des manifestations artistiques outdoor avec des installations en Italie, en Belgique et en France.

Dans les dernières années, elle a développé des projets d’art participatifs avec différents publics, et des collaborations avec l’artiste Mahatsanga Le Dantec.

Stéphane Peltier termine ses études d’arts plastiques à la fin des années 1980. C’est l’époque du « retour à la peinture », qui restera son medium de prédilection. Titulaire d'un doctorat en esthétique et sciences de l’art, il passe plusieurs années dans l'océan indien. Il enseigne à l'École Supérieure d'Art de la Réunion, voyage dans l’océan Indien, en Asie et se rend à de nombreuses reprises sur l'île de Rodrigues. Il réalisera deux films consacrés à cette petite île tropicale dont l'histoire, le peuple, la culture le fascinent. Cette expérience imprègne aujourd’hui encore son imaginaire artistique. Installé dans le Sud-Ouest, son travail pictural s’enrichit à présent de mise en scène immersive et de création sonore.

Stéphane peltier

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Sophie Pugnet est diplômée de l'École Supérieure des Beaux-Arts de Marseille, de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Son travail existe sous différentes formes tant que celui-ci respecte une matériothèque précise : le verre, le métal, la lumière et l’huile. Elle nous amène, par ses installations, à redécouvrir le silence, l’instant de transition, le passage. Ce moment où tout se fige avant de basculer, où notre souffle se contient. Le spectateur se trouve hors du temps, comme en apesanteur.

Elle aborde dans son travail ce laps, l’accompagne de poésie, de justesse et l’effleure avec délicatesse. Le spectateur est face au « Temps », un instant intérieur. Il l’observe, son regard est en suspend à l’affût d’un basculement.

Anthropomorphique, la pratique de Sophie Pugnet oscille entre la performance, la sculpture et l’installation. Elle révèle par l’utilisation de matière, le mécanisme du corps, son essence. Ces dernières années, son travail a été présenté dans de nombreux lieux en France et à l’étranger tels que la Galerie Lou Carter, Young International Artist, Les Carreaux du Temple, le 6B, Centre d’art contemporain Les Brasseurs art contemporain…

Sophie pugnet

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Née en 1964 dans le Finistère, Rachèle Riviere a vécu de nombreuses années à l’étranger durant lesquelles, sa pratique artistique a été la photographie argentique. Apres une licence d’arts plastiques à Paris, puis une formation professionnelle à École d'art céramique de Vallauris, elle a obtenu son DNSEP à l'école des beaux arts d'Aix en Provence. Elle vit & travaille actuellement dans les Alpes maritimes. Son parcours artistique est principalement axé sur la réalisation de sculptures poétiques, livres d'artistes ou d’installations qu’elle aime exposer dans les chapelles ou autres lieux dont l’âme l’inspire. L'écriture, la gravure, la photographie, la céramique se déclinent sous de multiples facettes au service d'un travail sur la mémoire collective et individuelle. La plume de Montse Juve, à l’occasion d’un prix reçu lors de la IV biennale internationale de Vendrell en Espagne, résume sa démarche: «Lorsqu’on interprète le travail de Rachèle Rivière, il est important de se rappeler qu’il ne faut pas observer un objet dans le temps, mais le temps dans cet objet... La relativité du temps, la fragilité de la mémoire sont des motifs constants de sa réflexion personnelle et professionnelle. L’œuvre de l'artiste possède une empathie universaliste, qui fait de la mémoire la scène appropriée où un moment précis du passé se transforme en histoire. On peut approcher ses oeuvres en imaginant que ce sont des réserves de souvenirs. On peut également les comprendre en considérant le temps comme la substance conceptuelle qui les a assemblées. On peut aussi les appréhender à travers leur forme et leur apparence, c’est-à-dire comme des œuvres évidentes, chaleureuses, terrestres, rugueuses et imbues d’une intimité qui nous est proche.»

Rachèle rivière

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Hippolyte Thillard est étudiant à l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs depuis 2018 en photographie et en vidéographie.

Son travail s'est toujours tourné vers la performance et l'action en tentant de traduire sa vision de notre monde et ses nouveaux enjeux sociaux et politiques. Il se concentre principalement sur la perception du corps, du mouvement et des émotions dans leur pure démonstration.

La diversité des médias et des supports qu’il utilise offre un plus large éventail de médias pour refléter les thèmes abordés dans son travail, allant de l'action performative à la photographie en passant par l'installation vidéo. Le temps de la recherche, de la conception mais aussi les supports utilisés dans ses différentes œuvres sont très importants dans sa démarche artistique. Le chemin qu’il emprunte avant d'arriver à un résultat fini est, pour lui, presque plus important que l'œuvre finale elle-même. 

hippolyte thillard

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Le comité de sélection

Cette année, le comité de sélection du Parcours de l'art #28, était composé de 6 passionné.es d'art contemporain. 6 connaisseur.seuses qui se sont réunis pour discuter. 

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Aurore Valade 

Photographe

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Eve de meideros 

Curatrice, directrice salon DDessin

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Cloé brochard Artiste coup de coeur de l'édition #27 du Parcours 

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Oussama mahdhi 

 Artiste plasticien

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Philippe clémenceau
 Artiste plasticien 

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julie charrier 

Directrice artistique, réalisatrice, productrice